lundi 11 mai 2009

Serge Van Khache


Pour mon deuxième compte rendu d’exposition je vais revenir sur une surprise, ou plutôt sur un imprévu, car c’est bien par hasard que je suis tombé sur la galerie exposant les peintures de Serge Van Khache.

Après avoir vu ses toiles, vous me direz surement qu’il n’y a rien de fondamentalement innovant dans son art, qu’on ressent le déjà vu. Et pourtant qu’il est bon de constater que certains artistes restent attachés à une technique et une maitrise ancestrale. Je n’ai rien contre l’emballage que prend l’art, (d’ailleurs je suis même revenu sur les découpeurs d’animaux dans mon dernier compte rendu), mais la contemplation d’une œuvre reste ma position de prédilection, et là quelle stupéfaction, quelle émotion devant ces représentations débordantes de luminescence qui s’inscrivent entre surréalisme et symbolisme. Ainsi toutes les peintures de Von Khache s’accordent dans des thèmes communs, tous relèvent de l’onirisme et du merveilleux, avec des représentations de royaumes et de paysages improbables s’apparentant souvent aux contes et mythes. On retrouve des palais géants en forme de coquillage, des cornes d’abondances, des bateaux constitués par des poissons géants ou encore des entités divines, le tout baignant dans un flot lumineux qui n’est pas sans rappeler une vision imaginaire de l’orient.



De ce que l’on peut lire sur l’artiste, ces représentations appartiendraient au mouvement «art visionnaire », pourtant je dois avouer que je n’ai pas réussit à trouver de définitions ni d’explications satisfaisantes à propos de ce « mouvement », je parlerais donc plutôt d’une peinture onirique oscillant entre symbolisme et surréalisme qui reprend avec brio la technique des maitres flamands.



Mutt

dimanche 3 mai 2009

"Mary Goes Round"







Une oeuvre venue d'ailleurs, transportant le spectateur dans un monde lointain pour certain celui de l'enfance, une sorte d'alice aux pays des merveilles... Seulement, Mary Sue joue avec les codes en pervertissant ce monde tout jolie / tout rose! Oscillant entre érotisme et dégénérescence , cette installation interactive nous plonge dans monde d'humour un tentinet noir... Bref, c'est à voir, rien que pour les yeux....



Galerie Rabouan Moussionn121, rue du Temple, 75003 Paris
Du 18 avril au 23 MAI 2009




Sich'

samedi 2 mai 2009

TAG au Grand Palais





Comme prévu je me suis rendue, durant nos sympathiques vacances de pacques, à l'exposition TAG. Poussée par la curiosité, je n'ai pas pu m'empêcher de m'y rendre... Avant de commencer ma critique, je tiens à noter que l'accrochage était presque parfait

( j'ai quand même remarqué que quelques toiles n'étaient pas droite, enfin...)...


L'exposition nous ouvre les "fausses" portes
sur le monde du graffitis en y retraçant son anthologie sur toile tirée, bref elle" refait" une histoire afin de l'intégrer dans un contexte plus conventionnel et d'en faire un art intégré, peut être même intègre

(
Un même format; une double toile horizontale de 60x 180 cm et un même thème: la signature de l’artiste à gauche et un sujet libre sur l’Amour à droite).

Je pense que l'idée de départ - faire une sorte de banque de donnée - est bonne, cela dit elle dénature le processus même du mouv
ement... D'ailleurs, j'ai du mal à concevoir l'acceptation de cette exposition par les graffeurs, si se n'est la motivation financière...
De plus, il m'a semblé que les niveaux étaient très disparates, tout en ayant conscience que les styles peuvent être différents. En revanche, on n
e peut reprocher à Alain-Dominique Gallizia les différentes sources iconographique/artistiques dont il à fait preuve, mettant à jour des artistes
étrangers dont je n'avais pas la pr
euve.

On y retrouve également notre "poseur" non de graffs mais de lapins, j'ai nommé
L'Atlas, avec une réalisation qui selon moi ne vaut pas franchement le coup mais passons... (ci contre, premier en partant d'en haut...)











Bref, la seule chose que j'ai apprécié, c'est s
a popularité auprès des générations confondus...














Et enfin, le p
anneau de Toxic en hommage à son pote, SAMO (Basquiat)...









Sich'



La Ménagerie Démontable, Pierrick Naud







Au détour d'un petit parcours des galeries autour de musée Pablo Picasso, je me suis retrouvée dans un lieu inconnu avec un travail très surprenant. Une œuvre se déclinant par un dessin relevant du clair-obscur... Les dessins présentés dans cette galerie sont exclusivement noir et blanc, dans un jeu d'équilibre entre les pleins et les vides, en somme c'est une œuvre graphique s'inscrivant dans une sorte de théâtre "image" ou "imagé". L'artiste, par un jeu de lignes entremêlées, superposées, travaillées, crée un monde dans lequel le spectateur est "happé" en profondeur. Par ce jeu de superposition, celui-ci met en jeu ses dessins, leurs donnant ainsi un statut "interactif"( jouant avec l'imaginaire, l'absurde, la peur...). Ces figures ouvre une vaste brèche sur un monde fascinant, tantôt tortueux/tantôt amusé, laissant le spectateur pénétrer en s'enfonçant dans l'incertitude.



La galerie Particulière/16 rue du Perche 75003 Paris. Jusqu'au 10 Mai 2009



Sich'

vendredi 17 avril 2009

Exposition REY !

REY exhibition...

Et oui, notre ami REY - oui j'ai bien dit REY soit Nicolas Farade - à eu l'honneur de ma présence ( hihihi !!) lors de son accrochage au bar Le Com'antes! (Petit bar sympathiquement élevé niveau price). Comme d'habitude très critique, je lui est faire part de détails gênant selon moi, cependant je tenais à lui faire un petit clin d'œil gentil, comme on dit chez moi... D'autant plus qu'il s'est dépatouillé d'un lieu, certes pensé pour exposer, mais très mal pensé !!!

Il s'agit d'une œuvre très graphique: un tantinet influencée par le "street art" et par l'estampe japonaise...



Le tout remanié par une imagination débordante et le résultat donne un breuvage explosif, plutôt comique et attractif...
Ca se passait Mercredi soir à partir de 21h! vous avez ratés, c'est bête !!!

En finissant sur une bonne note:






En espérant que tu m'en voudras pas...

Sich'

jeudi 2 avril 2009

Tentoonstelling





Ayant reçu un appel de mon cher ami le pharaon, je me suis rendu immédiatement à l'exposition ou il m'avais convié.. Loin de la bibliothèque et centre internationalement connu qu'est le Centre Pompidou se trouve une petite poignée de galerie. L'une d'entre elle présente le travail de deux artistes hollandais jusqu'à Avril...petit compte rendu de l'exposition.

"Malaise Hollandais", voici l'intitulé de l'exposition que nous présente la galerie Issue qui a débuté le 28 février. Deux artistes nous sont présentés cet fois ci, il s'agit de Collin Van der Sluijs et de Ruger Termohien. Et ce malgré, la présence des tableaux des deux artistes, on peut rapidement voir que leur univers est étroitement lié..voir similaire.

En effet, nous avons d'un côté, le travail de Collin Van der Sluijs, peintre illustrateur qui a débuté "in the street" comme on dit, par la voie du tag..qui nous dévoile une peinture qui parait confuse, flou, proche d'un expressionnisme similaire à un Munch, avec ses personnages difformes avec des têtes arrondis, allongés et souvent dégoulinantes. Ou le texte, les couleurs et les formes se mixent pour ne former qu'une seule et unique composition. Il semblerait pourtant que chaque élément présent dans la peinture porte une signification précise nécessaire a la bonne lecture du tableau. Ses personnages sont situés au centre. Il sont le socle du tableau leurs donnant un équilibre. Ils sont aussi actionneur que récepteur. Ils sont placés au milieu d'un espace dense et infini ou la nature est quasi omniprésente. Nature représenté par des animaux, des arbres, des animaux étranges..Ses peintures ressemblent à des fables.

De l'autre côté, le travail de Rutger Termohlen nous montre une peinture puissante, pleine de force, coloré, dense et très pure. Se servant parfois du stylo noir pour repasser les contours apportant à ses personnages une seconde nature. Ses tableaux se composent à peut près de la même manière que ceux de son partenaire Collin Van der Sluijs. Les animaux et les hommes se mélange jusqu'à former une sorte de famille. Comme on le voir dans sa peinture "Number 2" ou on voit un singe qui tient entre ses bras plusieurs hommes.

Bref, il est évident que le travail de ces deux artistes et un travail très intéressant, mélangeant à la fois humour et ironie. Ou l'Homme cohabite avec ses "êtres" comme si il ne formait plus qu'un. Une sorte d'hybridation voulu par ses artistes? Loin de pouvoir comparer ces deux artistes, on trouve finalement plus de points communs que de différences et c'est bien la leur force. C'est une sorte d'écho qui naît alors entre leurs travaux se complétant bien finalement.

Voila donc deux artistes à ne pas manquer!

REY.

Ps : Le titre veux juste dire Exposition.

mercredi 1 avril 2009

Salon du dessin 2009


Lost Hommo Sapiens a visité le palais de la bourse en temps de crise financière. Mais bon la bourse, elle n'est plus là. Maintenant il s'agit d'une salle de conférences, séminaires et réceptions. Alors Lost Hommo Sapiens (moi) est allé au salon du dessin 2009. Lost Hommo Sapiens (désormais dans ce texte LHS) rentre. Il arrive pas en métro mais à pied. LHS travaille juste à côté. Il arrive à la réception, il dépose son manteau et son sac. Jolie fille s'occupe du vestiaire. Elle sourit, LHS aussi. Il paye son entrée 6 euros au lieu de 12 euros car réduction pour être étudiant. LHS a une carte étudiant de Paris 8 (université actuellement en grève). LHS reçoit alors en échange de son argent un sac avec le catalogue du salon et une magazine le figaro dont il a pu lire sur la couverture: Suisse, Luxembourg, Andorre...L'ARGENT CACHE, C'EST FINI! Puis il arrive en face du gardien qui regarde son billet d'entrée. Il dit: ah! tarif réduite, vous pouvez regarde juste la moitié de l'expo. LHS ne rigole pas même s'il sait qu'il s'agit d'une blague. Il rentre et vois un panneau qui annonce: IL EST INTERDIT DE DESSINER A L'INTERIEUR DU SALON. En suite quelque chose comme LES DESSINS NE SONT PAS POUR ETUDIER. Bon d'accord. Il y a pas mal de gens, C'est le deuxième jour du salon. LHS voit surtout des vieux. Il y a près de 36 galeries. Elles viennent d'Angleterre, Allemagne, Belgique, Etats Unis, France, Italie, Suisse. LHS se promène. Le salon ressemble beaucoup de dessins anciens et quelques dessin contemporains. Dans quelques galeries LHS trouve que les filles embauchées pour vendre sont très jolies. Il faut vendre. Il faut échanger de l'argent contre des dessins. Il faut mettre les marques rouges par tout. LHS voit quelques unes de ces marques sur quelques dessins. Il voit les dessins avec ces cadres baroques. Il imagine les gens qui achètent ces dessins et leurs maisons où ils clouent au mur quelques des ces pièces magnifiques. LHS a bien aimé le dessin de Marco Ricci (1766-1829) "paysage avec procession" chez Pandora Old Masters (LHS regrette ne pas trouver l'image pour la mettre dans le blog car il trouve qu'elle est vraiment intéressante). Pour LHS cette image fait écho avec la situation actuelle. Puis il aime bien aussi Robert Longo dans la galerie Daniel Templon: des dessins au fusain hyperréalismes. LHS pense aussi que le responsable de la galerie DT est gay.

En gros LHS sort de l'expo très content et avec des nouvelles idées et content de ne pas avoir loupé le salon que dure juste 5 jours (25 au 30 mars). Il passe au vestiaire, il récupère ses affaires et gagne la rue. Le ciel est mi-couvert par le nuages. Il a pleut mais il y a le soleil.

Lost Hommo Sapiens