samedi 2 mai 2009

La Ménagerie Démontable, Pierrick Naud







Au détour d'un petit parcours des galeries autour de musée Pablo Picasso, je me suis retrouvée dans un lieu inconnu avec un travail très surprenant. Une œuvre se déclinant par un dessin relevant du clair-obscur... Les dessins présentés dans cette galerie sont exclusivement noir et blanc, dans un jeu d'équilibre entre les pleins et les vides, en somme c'est une œuvre graphique s'inscrivant dans une sorte de théâtre "image" ou "imagé". L'artiste, par un jeu de lignes entremêlées, superposées, travaillées, crée un monde dans lequel le spectateur est "happé" en profondeur. Par ce jeu de superposition, celui-ci met en jeu ses dessins, leurs donnant ainsi un statut "interactif"( jouant avec l'imaginaire, l'absurde, la peur...). Ces figures ouvre une vaste brèche sur un monde fascinant, tantôt tortueux/tantôt amusé, laissant le spectateur pénétrer en s'enfonçant dans l'incertitude.



La galerie Particulière/16 rue du Perche 75003 Paris. Jusqu'au 10 Mai 2009



Sich'

vendredi 17 avril 2009

Exposition REY !

REY exhibition...

Et oui, notre ami REY - oui j'ai bien dit REY soit Nicolas Farade - à eu l'honneur de ma présence ( hihihi !!) lors de son accrochage au bar Le Com'antes! (Petit bar sympathiquement élevé niveau price). Comme d'habitude très critique, je lui est faire part de détails gênant selon moi, cependant je tenais à lui faire un petit clin d'œil gentil, comme on dit chez moi... D'autant plus qu'il s'est dépatouillé d'un lieu, certes pensé pour exposer, mais très mal pensé !!!

Il s'agit d'une œuvre très graphique: un tantinet influencée par le "street art" et par l'estampe japonaise...



Le tout remanié par une imagination débordante et le résultat donne un breuvage explosif, plutôt comique et attractif...
Ca se passait Mercredi soir à partir de 21h! vous avez ratés, c'est bête !!!

En finissant sur une bonne note:






En espérant que tu m'en voudras pas...

Sich'

jeudi 2 avril 2009

Tentoonstelling





Ayant reçu un appel de mon cher ami le pharaon, je me suis rendu immédiatement à l'exposition ou il m'avais convié.. Loin de la bibliothèque et centre internationalement connu qu'est le Centre Pompidou se trouve une petite poignée de galerie. L'une d'entre elle présente le travail de deux artistes hollandais jusqu'à Avril...petit compte rendu de l'exposition.

"Malaise Hollandais", voici l'intitulé de l'exposition que nous présente la galerie Issue qui a débuté le 28 février. Deux artistes nous sont présentés cet fois ci, il s'agit de Collin Van der Sluijs et de Ruger Termohien. Et ce malgré, la présence des tableaux des deux artistes, on peut rapidement voir que leur univers est étroitement lié..voir similaire.

En effet, nous avons d'un côté, le travail de Collin Van der Sluijs, peintre illustrateur qui a débuté "in the street" comme on dit, par la voie du tag..qui nous dévoile une peinture qui parait confuse, flou, proche d'un expressionnisme similaire à un Munch, avec ses personnages difformes avec des têtes arrondis, allongés et souvent dégoulinantes. Ou le texte, les couleurs et les formes se mixent pour ne former qu'une seule et unique composition. Il semblerait pourtant que chaque élément présent dans la peinture porte une signification précise nécessaire a la bonne lecture du tableau. Ses personnages sont situés au centre. Il sont le socle du tableau leurs donnant un équilibre. Ils sont aussi actionneur que récepteur. Ils sont placés au milieu d'un espace dense et infini ou la nature est quasi omniprésente. Nature représenté par des animaux, des arbres, des animaux étranges..Ses peintures ressemblent à des fables.

De l'autre côté, le travail de Rutger Termohlen nous montre une peinture puissante, pleine de force, coloré, dense et très pure. Se servant parfois du stylo noir pour repasser les contours apportant à ses personnages une seconde nature. Ses tableaux se composent à peut près de la même manière que ceux de son partenaire Collin Van der Sluijs. Les animaux et les hommes se mélange jusqu'à former une sorte de famille. Comme on le voir dans sa peinture "Number 2" ou on voit un singe qui tient entre ses bras plusieurs hommes.

Bref, il est évident que le travail de ces deux artistes et un travail très intéressant, mélangeant à la fois humour et ironie. Ou l'Homme cohabite avec ses "êtres" comme si il ne formait plus qu'un. Une sorte d'hybridation voulu par ses artistes? Loin de pouvoir comparer ces deux artistes, on trouve finalement plus de points communs que de différences et c'est bien la leur force. C'est une sorte d'écho qui naît alors entre leurs travaux se complétant bien finalement.

Voila donc deux artistes à ne pas manquer!

REY.

Ps : Le titre veux juste dire Exposition.

mercredi 1 avril 2009

Salon du dessin 2009


Lost Hommo Sapiens a visité le palais de la bourse en temps de crise financière. Mais bon la bourse, elle n'est plus là. Maintenant il s'agit d'une salle de conférences, séminaires et réceptions. Alors Lost Hommo Sapiens (moi) est allé au salon du dessin 2009. Lost Hommo Sapiens (désormais dans ce texte LHS) rentre. Il arrive pas en métro mais à pied. LHS travaille juste à côté. Il arrive à la réception, il dépose son manteau et son sac. Jolie fille s'occupe du vestiaire. Elle sourit, LHS aussi. Il paye son entrée 6 euros au lieu de 12 euros car réduction pour être étudiant. LHS a une carte étudiant de Paris 8 (université actuellement en grève). LHS reçoit alors en échange de son argent un sac avec le catalogue du salon et une magazine le figaro dont il a pu lire sur la couverture: Suisse, Luxembourg, Andorre...L'ARGENT CACHE, C'EST FINI! Puis il arrive en face du gardien qui regarde son billet d'entrée. Il dit: ah! tarif réduite, vous pouvez regarde juste la moitié de l'expo. LHS ne rigole pas même s'il sait qu'il s'agit d'une blague. Il rentre et vois un panneau qui annonce: IL EST INTERDIT DE DESSINER A L'INTERIEUR DU SALON. En suite quelque chose comme LES DESSINS NE SONT PAS POUR ETUDIER. Bon d'accord. Il y a pas mal de gens, C'est le deuxième jour du salon. LHS voit surtout des vieux. Il y a près de 36 galeries. Elles viennent d'Angleterre, Allemagne, Belgique, Etats Unis, France, Italie, Suisse. LHS se promène. Le salon ressemble beaucoup de dessins anciens et quelques dessin contemporains. Dans quelques galeries LHS trouve que les filles embauchées pour vendre sont très jolies. Il faut vendre. Il faut échanger de l'argent contre des dessins. Il faut mettre les marques rouges par tout. LHS voit quelques unes de ces marques sur quelques dessins. Il voit les dessins avec ces cadres baroques. Il imagine les gens qui achètent ces dessins et leurs maisons où ils clouent au mur quelques des ces pièces magnifiques. LHS a bien aimé le dessin de Marco Ricci (1766-1829) "paysage avec procession" chez Pandora Old Masters (LHS regrette ne pas trouver l'image pour la mettre dans le blog car il trouve qu'elle est vraiment intéressante). Pour LHS cette image fait écho avec la situation actuelle. Puis il aime bien aussi Robert Longo dans la galerie Daniel Templon: des dessins au fusain hyperréalismes. LHS pense aussi que le responsable de la galerie DT est gay.

En gros LHS sort de l'expo très content et avec des nouvelles idées et content de ne pas avoir loupé le salon que dure juste 5 jours (25 au 30 mars). Il passe au vestiaire, il récupère ses affaires et gagne la rue. Le ciel est mi-couvert par le nuages. Il a pleut mais il y a le soleil.

Lost Hommo Sapiens

dimanche 29 mars 2009

Fake World - Beautiful World.








Pour ne pas faillir a mon devoir de seigneur de la cour, je me suis rendu une fois de plus chez mon ami le Duc de Bourgogne ou se trouve la galerie Magda Danyzs ou récemment était exposé l'artiste et illustrateur Ray Caesar.

Cette fois-ci un nouvel artiste et pas des plus inintéressant est exposé dans toute la galerie. Je me suis rendu par curiosité jeter un coup d’œil à son travail….

Bonne surprise, je ne m’attendais vraiment pas à quelque chose de beau, conceptuel et touchant dans le travail de la part d’un artiste avec lequel je n’arrive pas vraiment à retenir le nom.. Cet artiste est Ruud Van Empel, d’origine néerlandaise à coup sur, il nous présente pour la première fois à la galerie Magda Danyzs son travail.

Dès notre entrée dans la galerie on est appâtés par 4 grandes œuvres. Ses œuvres nous sont présentées comme de simples photos prise sur le vif mélangeant la nature et l'homme. Ruud Van Empel est un artiste à double facette. Photographe, il se sert de cette manière si unique cas la photographie de représenter le réel sans artefact.

Néanmoins, pris au piège ou presque bernés par cette photo qui en réalité ne l'est pas. On commence alors par se poser des questions évidentes. Les personnages sont-ils réels ? Le lieu existe-t-il ? Il paraitrait que non, chaque pièce de l’œuvre est un canular, chaque branche, feuilles, fleurs est fausse. Ils sont réalisés par un montage simple grâce à de nombreux logiciel permettant le « copier / coller ». Mais s’il n’y avait que cela… Les personnages aussi nous mentent. Pourtant nous regardant d’un air si sincère, si pur et vrai qu’on ne se serait pas permis de le dire. Mais ils ne sont aussi que tromperie l’artiste à assembler plusieurs partie de visage pour en former un nouveau. Pour le placer par la suite, dans cette nature hostile.

En utilisant cette technique de « copier / coller » l’artiste tout d’abord, nous immerge dans ce « fake world », (et la grandeur de l’œuvre y est pour quelque chose à coup sur) ou nature domine comme on peut le voir avec l’œuvre « World n°26 » (image 1). Ensuite, ce qu'on peut affirmer, c’est qu’en utilisant une technique comme celle – ci, l’artiste fait usage d’une « sélection parfaite » c'est-à-dire qu’il ne s’encombre pas des défauts, des incorrections et autre vices que pourrait engendrer la nature. Il génère un monde à son image, comme il l’entend. Un monde parfait et utopique ou nature et homme réside sereinement.

La deuxième partie de l’exposition était centré sur l’artiste lui-même. Une sorte de « flashback », d’ailleurs le nom de cette série d’œuvres est « souvenirs ». 6 souvenirs étaient exposés. Chaque souvenir représente une partie de son éducation. L’un représente son père, un autre le côté maternelle et aussi son enfance (image 2). L’artiste utilise toujours cette même technique de « copier / coller » mais cette fois – ci les objets sont bel et bien réels. Il l’a juste rassemblé ses objets entre eux et pris une photo pour ensuite les placer sur un fond différent. Le «souvenir numéro 1» montre un enfant qui ressemblait étrangement à l’artiste lors de son enfance.

La troisième partie de l’exposition, montre une nouvelle série mais toujours sur le thème de cette nature prépondérante et omniprésente dans a première partie de son exposition. Or, cette fois - ci le temps change. Le nom de cette série est « moon » (image 3) référence à la nuit.

Pour conclure en un mot, c'est un artiste fraichement découvert dans cette galerie, qui me ravi de plus en plus d'ailleurs et qui ne me laisse pas sur ma faim de découvrir ce qu'elle nous réserve avec les prochains artistes…



REY.


Exposition jusqu'au 18 Avril.

mercredi 25 mars 2009

Du news !!!!!



300 oeuvres des plus grands graffeurs internationaux réunis dans un seul et même endroit.

En commandant des œuvres aux plus grands artistes-graffeurs, Alain-Dominique Gallizia a constitué et continue de réunir le plus important témoignage peint de cet art jusque là éphémère.

Les 300 œuvres réunies pour cette exposition sont le fruit des rencontres entre les plus grands artistes du T.A.G. (Tag And Graff) et Alain-Dominique Gallizia, lancé depuis trois ans dans cette quête permanente du dernier art né au XXème siècle.

Les toiles ont toutes été réalisées selon un même principe de triple unité :

- Un même format (une double toile horizontale de 60x 180 cm),
- un même thème (la signature de l’artiste à gauche et un sujet libre sur l’Amour à droite) et, si possible,
- un même lieu ouvert aux artistes: l’atelier d’Alain-Dominique Gallizia à Boulogne-Billancourt.

Quelques artistes de l'exposition :

Bando (France)

Taki 183 (Etats-Unis)
Psyckoze (France)
Crash (Etats-Unis)
Askew (Nouvelle-Zélande)
BO 130 (Italie)
Ces (Etats-Unis
Dead (Belgique)
Isba (Iran)
Jay One (France)
Jace (Ile de la Réunion)
Lek (France)
Loomit (Allemagne)
Marko 93 (France)
Nunca (Brésil)
West (Etats-Unis)
Lady Pink (Etats-Unis)
Phase 2 (Etats-Unis)


http://raphal.blog.canal-plus.com/archive/2009/03/23/le-tag-au-grand-palais.html
petit interview pour les intéressés !


Je vous invite à y jeter un œil, en tout cas moi je le ferais et je vous dirais !!!!
Il me semble que l'on est dans un système innovant de l'univers artistique, dans une quête de sauvegarde peut être.... à méditer! ;D
Ce qui sur et certain c'est que je vous en reparlerais.

Expo du 27/03 au 26/04.

Sich'

lundi 23 mars 2009

Les pionniers.




En ce beau lundi de mars et en chemin vers le saint grâle, je me suis arrêté en cours de route dans le 13ème arrondissement à la galerie Art concept. Ce n'est pas la première fois que je me rends à cette galerie. Généralement le travail des artistes présentés est intéressant, alors bon je me suis décidé à vous parler de cette exposition.

Intitulé Pioneer Association, la deuxième exposition personnelle de l'artiste Andrew Lewis nous livre un univers particulier entre rêve, utopie et monde mécanisé.


Pour sa deuxième exposition, l'artiste anglais Andrew Lewis nous présente une série de neufs peintures sur le thème de l'espace, du paysage, de l'histoire de l'homme. L’exposition débute par les plus grandes toiles peintes par l'artiste ou il met en scène ses personnages, le contexte avec lesquels ils sont rattachés. On voit une bande d’enfant et particulièrement une petite fille qui est récurrente sur presque toutes ces peintures vivant dans un espace ressemblant étrangement au monde du western, ou de grandes collines cloisonnent les environs. Tout cela n’as rien de dérangeant cependant on remarque que ce monde si archaïque est mélangée avec un autre univers, un autre espace celui du futur, de la technologie. C’est ainsi qu’on perçoit dans une de ses toiles l’intérieur d’une caravane qui est aménagé de manière high-tech.

Ses paysages sont donc hybrides si on peut dire par le fait même qu’ils soient décontextualiser de leurs propres contextes. C’est alors des bons énormes entre différentes espaces temps, années et civilisation qu’il effectue à travers ses peintures comme des anachronismes infinies. Comme on peut le voir dans une de ses peintures ou au milieu des caravanes se tient un immense robot.

Je voyais cet exposition simplement comme de simples illustrations joliment réalisés sans porté didactique précise et finalement en regardant chaque peintures à la suite on se rend vite compte qu’il ne s’agit pas seulement d’une histoire certes raconté avec brio mais il s’agit de l’histoire de l’homme et de son évolution. Une toile montre le décolle d’une fusée, une autre une salle de classe avec des élèves qui étudient, une autre un van de la NASA. Bref, il s’agit ici non seulement de rêve d’un monde meilleur, d’espoir d’un monde utopique, mais aussi d’une vision sage et réfléchie sur le devenir de notre monde, face aux machines, face au climat, face à l’homme lui-même.

Ce qui m’a plus dans cette exposition c'est que chacune des peintures dégagent une forte présence, quelque chose de mystique et psychique. Chacune d'entre elle raconte une histoire nous laissant, non sur notre faim mais sur un questionnement sans vraiment avoir de réponses. Cependant, Andrew Lewis nous raconte une histoire, l'histoire de l'homme, nomades du monde, qui apprend, évolue et s'adapte.


REY.

Pioneer Association - Andrew Lewis. Gallerie Art Concept du 14.o3 au 18.o4/o9.